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Une monarchie moribonde

 

Une monarchie qui s’avère incapable de résoud10288746_956400001108017_6906661633732003558_nre les problèmes que suscite son fonctionnement est une monarchie décadente. Une monarchie qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une monarchie décrépitude. Une monarchie qui ruse avec les principes humains les plus élémentaires est une monarchie moribonde.

Le fait est que la monarchie, dite ancestrale et enracinée dans les plis de l’histoire marocaine, telle que l’a façonnée quatre siècles de régime ‘alaouite, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du « Peuple marocain » et le problème du « pouvoir1 ». Devant la simple raison et face à la conscience collective, cette monarchie est impuissante à justifier son pouvoir autrement que par des artifices obsolètes qui ne convainquent personnes hormis les commis que la monarchie a aliénés. De plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins de chance de tromper la conscience collective du Peuple marocain qui devient de plus en plus conscient de sa condition dramatique de dominé, et par voie de conséquence prend conscience que le responsable de sa domination n’est rien d’autre que le pouvoir monarchique autoritaire en place au Maroc.

C’est pourquoi qu’on le veuille ou non, la monarchie n’est plus soutenable : elle est moralement, intellectuellement et matériellement indéfendable. Seuls quelques privilégiés sans âme, sans humanité, sans conscience, avars, cupides, égocentriques, narcissiques, charognards vivant du sang du Peuple sont satisfaits de cet ordre monarchique corrompu et suranné. Ceci est la constatation que se confient tout bas le Makhzen lui-même qui voit se profiler à l’horizon sa fin prochaine. La monarchie est amenée à disparaitre et son appareil d’Etat qu’est le Makhzen à imploser avec elle. Bon débarras ! Ça sera un nouveau départ, une libération, un soulagement, une satisfaction et un aboutissement pour tout un Peuple qui n’a que trop souffert dans son corps et son âme. Le Peuple marocain se rattache à une humanité marginalisée, discriminée, exclus et opprimée qui n’a que trop subi la violence du pouvoir. Ceci est enfoui profondément dans la mémoire collective du Peuple et même dans l’inconscient collectif.

Aujourd’hui il se trouve que le Peuple marocain constate avec aversion les méfaits du régime monarchique. Il incrimine et met en accusation le pouvoir absolutiste d’un monarque, de sa famille, de ses sous-fifres qui sont à son service et de ses sbires qui exercent des violences des plus raffinées sur le Peuple et accomplissent de basses besognes au nom d’un pouvoir oppressif. Des dizaines et des dizaines de milliers d’hommes et de femmes ne veulent qu’une seule chose : sortir du trou de l’esclavage dans lequel le pouvoir monarchique les a plongés, relever le buste trop souvent courbé et s’ériger en juges contre leurs tortionnaires. Ils veulent demander des comptent sur la manière dont les richesses de pays sont spoliés et gaspillées dans des futilités (telles que le festival Mawazine alors que le Peuple se bat contre la pauvreté pour survivre).

On peut tuer, torturer, emprisonner, sévir contre le Peuple autant qu’on veut. Les dominés, les opprimés savent désormais qu’ils ont sur le régime un avantage. Ils savent que leurs « maîtres» en sursis ne sont pas légitimes à gouverner. Ils savent que le régime est le seul responsable de leurs souffrances, de leur conditions de dominés. La monarchie et son Makhzen ne peuvent plus cacher cela. Ils ne peuvent plus mentir. La chose est trop visible, trop criante pour pouvoir être camouflée. Les «  maîtres », d’aujourd’hui mais pas pour longtemps encore, sont faibles et montrent des signes de force parce que tout le Peuple n’est pas encore suffisamment organisé pour faire disparaitre le système qui l’exploite.

1 «Le Maroc est un pays où l’autorité est un postulat administratif. On n’y parle jamais de contrôle de l’autorité, mais d’autorité de contrôle», Jacques Berque

 

Mishkat Al Nour

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